Les spectacles qui suivent sont détaillés sur le site du Totem Théâtre à l’adresse http://ttc68.com
Adresse courriel totem-theatre@wanadoo.fr
Adresse Postale : Olivier Clarté - Totem Théâtre Colmar - 353 Jeunes Champs - 68370 Orbey.
Tél : 03 89 71 29 52........06 82 26 97 26
Prix année en cours et prix spéciaux en tournée
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La Brique et le Briquet->http://ttc68.com
pour 4 à 12 ans et public familial - jauge spectateurs : 50/200. 1 conte d’Andersen + 1 conte détourné. Théâtre, théâtre d’objets et tentures images.
Madame Katz et Monsieur Wolf->http://ttc68.com
pour 6 à 12 ans et 12 à 17 ans - jauge spectateurs : 80/400. Spectacle bilingue français allemand . 2 comédiens, 3 contes de Grimm, accordéon et cuillères.
Sept d’un Coup->http://ttc68.com
pour 4 à 12 ans - jauge spectateurs : 100/500. 1 conte de Grimm. théâtre, décor et marionnettes.
Pépin Rollmops->http://ttc68.com
pour 4 à 12 ans et public familial - jauge spectateurs : 20/500. 2 contes originaux d’Olivier Clarté : chansons guitare, clown, conteur, livre géant.
Le Roman de Renart->http://ttc68.com
pour adolescents et adultes - jauge spectateurs : 50/300. Spectacle de 4 branches (histoires), chansons accordéon.
Drôles d’histoires->http://ttc68.com
pour 4 à 12 ans - jauge spectateurs : 50/300. Spectacle de 4 contes de Grimm.
Noël, enfin !->http://ttc68.com
tous publics - jauge spectateurs : 20/150. 2 contes livres géants, chansons guitare ou accordéon et harmonica.
Les Musiciens de Brême->http://ttc68.com
pour 6 à 12 ans - jauge spectateurs : 50/300. 1 conte de Grimm, drapeaux images et démonstration musicale (16 instruments).
Cris et écrits->http://ttc68.com
pour adolescents et adultes - jauge spectateurs : 50/200. Spectacle de théâtre et concert. Parcours chronologique à travers la littérature : poésies, extraits de pièces et chansons guitare ou accordéon.
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Durée de chaque spectacle : 1 heure.
Selon les souhaits de l’organisateur, les représentations peuvent être suivies ou non d’un jeu Questions/Réponses entre le public et le(s) comédien(s)
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La Folie
texte d’Olivier Clarté - 2008 - Spectacle Cris et écrits
Je suis ... Depuis très longtemps, on peut pas mesurer Et puis le grand Boum ou le Bang, je sais pas, moi j’étais pas encore la. Ma mère si, elle très vieille ma mère Plus que moi, ça l’a refroidi.
Ca a mis le temps mais elle a refroidi et puis elle est restée ensevelie. Elle n’a plus bougé sous terre. Comme ça, pendant longtemps, on peut pas mesurer. Tout le temps elle est restée. Alors l’eau, l’humidité dans la terre, Le froid, le grand froid, le gel ! Ç’a l’a travaillé ma mère, pendant longtemps. Et je suis arrivée, un petit bout de ma mère Est devenu moi. Et je suis restée un long longtemps A côté de ma mère... Mais ces derniers temps, la folie ! Plus une seconde à moi. Quelqu’un bousculait ma vie. Un homme m’a déterrée, comme ça, avec une pioche Et une pelle. J’ai senti sa sueur tomber Goutte à goutte sur moi. Il m’a roulée, Roulée et je suis devenue une marche Une marche d’escalier pour un jardin, Un peu plus bas dans la pente. Il m’a posée, il m’a calée. Je voyais le ciel, la lumière, Il m’a roulée, posée, calée, Et les étoiles la nuit. Je sentais l’eau, la vraie eau Me caresser quand il pleuvait.
Ca a duré l’espace d’un instant. A peine vingt ou trente ans, C’est dur de compter quand c’est si court, Alors son fils à l’homme, il m’a reprise. Il a détruit l’escalier. Il a construit un muret A la place et il m’a posée au sommet. Sans ciment, le fils de l’homme ne connaissait pas le ciment. Il m’a posée, il m’a calée.
La folie ! C’était comme avant mais en mieux. J’avais un bien meilleur point de vue. Avant je voyais juste les carottes, Les fanes des carottes quand elles sortaient de terre. La j’ai vu des fleurs, c’est terriblement joli une fleur. D’abord il y a les blanches au sortir de l’hiver, Toutes petites les blanches, et puis les jaunes plus tard Et ensuite toutes les couleurs, sauf le vert. Il n’y a pas de fleurs vertes ou alors le fils de l’homme, Il n’aime pas les fleurs vertes. Il n’a pas planté les graines. Plus loin des groseilliers et des maquereaux.
En échange de toute cette beauté Et du vent qui me cajolait pour la première fois Je devais travailler. La terre ! La terre derrière moi elle poussait. Elle me poussait à vouloir passer. Et je devais résister, je devais la contenir. Par mon poids je devais aider la pierre du dessous Qui faisait pareil avec la pierre en dessous d’elle. On travaillaient toutes ensemble à contenir la terre. Et sans ciment !
La folie ! Mais c’est tellement beau. Et les papillons ! Les papillons c’est comme des hommes En beaucoup plus petits et avec des ailes. A peine posés, déjà repartis les papillons.
La folie ! Peut être que tout à l’heure, Les enfants , les enfants du fils de l’homme, Ils me prendront à leur tour, dans un instant. Et ils construiront une grande maison,
Ils construiront une vieille cheminée toute neuve. Et moi je serai une des pierres de la cheminée.
Dans un instant ! La folie ! Qu’est ce que c’est beau la folie !